Mise
Vie de la section
Manifestations :
La prochaine manifestation est fixé aux 5 et 6 novembre 2011 à Fontain à la salle municipale: «A la recherche de nos racines »
Projets :
Conférences : ATTENTION : Notre réunion du jeudi 26 mai aura lieu 5, rue de Bourgogne à Planoise dans la salle en rez de chaussée située sous notre local à la maison de quartier
Françoise Lassus donnera une conférence abondamment illustrée sur un sujet qu'il connaît bien : Etat du réseau routier comtois depuis l'Ancien régime : le Conducteur français ou l'espace comtois par ceux qui font les routes et par ceux qui les utilisent.
Initiation à la généalogie :
des généalogistes sont à votre disposition tous les vendredis après-midi de 14 à 18 heures au local de la section au 1er étage de la maison des Associations du 5 rue de Bourgogne à Besançon (au-dessus de la CPAM)
Ouvrage en souscription : l'association des Amis des Archives publie
L’odyssée d’un prêtre réfractaire
la
correspondance de l’abbé Monnot
1792-1815
En août 1792 le jeune abbé Claude Monnot, originaire de Saint-Point (Doubs), quitte clandestinement la France pour se réfugier en Suisse, comme beaucoup d’autres prêtres réfractaires. Après quelques mois d’attente, il doit se résoudre à organiser son exil et, pour assurer sa subsistance, il accepte un poste de précepteur dans la famille d’un comte autrichien partageant son existence entre Vienne et la Silésie, fonction qu’il remplit jusqu’à la fin 1814. Durant ces vingt-deux années d’exil, l’abbé Monnot échange une correspondance suivie avec son frère, cultivateur aisé de Saint-Point et deux de ses amis prêtres, réfractaires comme lui, mais rentrés en France sous le Directoire : ce sont au total près de deux cents lettres, inédites jusque-là, qui font l’objet de cette publication.
Leur intérêt dépasse largement le cadre familial et régional puisqu’elles nous permettent de suivre au quotidien l’existence des exilés, les événements tragiques de cette période vécus et racontés par les auteurs des lettres, l’attente fiévreuse du courrier, les angoisses de la conscription ou des épidémies saisonnières, la vie matérielle et sentimentale des uns et des autres, l’activisme d’un cultivateur aisé, à l’affût des bonnes affaires, etc.
A travers cette correspondance et le microcosme villageois qui la justifie, le lecteur revit l’histoire de la Révolution et de l’Empire sous un aspect inédit, à la fois concret, intense et passionnant.